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Depuis que j’ai déménagé à Londres en septembre dernier, je (re)-découvre les joies de la colocation. En Grande Bretagne, les gens restent en colocation très tard. Pour l’accès à un logement plus grand et localisé dans le centre ville, mais aussi pour la convivialité. Ils ne quittent leur « coloc » que quand ils se marient et/ou ont des enfants.

Une étape intermédiaire entre la maison des parents et la vie de couple, sans passer par la case solitude. Une solution aussi pour célibataires endurcis ou temporaires…

Le site de référence pour louer une chambre en Grande Bretagne est SpareRoom.com, un site créé par Rupert Hunt en 2004 à Manchester, après un premier essai alors qu’il avait déménagé à Londres pour jouer de la musique dans un groupe.

Ce site reçoit aujourd’hui plus de 2 millions de visites par mois ( 11 fois les visites du Guardian) et est devenu un acteur incontournable de la location immobilière en Grande Bretagne.

La colocation pour un meilleur accès au logement?

En Grande Bretagne, la colocation facilite aussi beaucoup la vie de personnes avec peu de ressources, ou de résidents temporaires, alors qu’en France, il est impossible de trouver une location sans un emploi salarié en CDI et un minimum de deux garants.

Et à moins d’avoir des ressources très faibles et des enfants à charge pour bénéficier d’un HLM (après des années d’attente) cette situation est une porte ouverte aux marchands de sommeil qui vende de l’insalubrité au prix fort, et aussi, une porte ouverte aux sous locations de meublés en tout genre.

Ne faudrait il pas promouvoir la colocation comme vecteur d’accès au logement pour tous ?

Au niveau environnement, la ville bénéficierait aussi d’un augmentation de la densité par m2 : moins de transport polluant et plus d’impôt prélevés pour les infrastructures… Et au niveau entraide, la colocation peut être un solution à la garde d’enfant ou de personnes dépendantes, ou juste à la garde du chat !

Ce sont les raisons pour lesquelles j’ai décidé de me renseigner sur cette différence : pourquoi y -a-t-il moins de colocation en France qu’en Grande Bretagne? Y a-t-il moins de demande ou moins d’offre? Est-ce une question culturelle ou une question économique ? Est-ce que les acteurs français font tout ce qu’il faut pour pouvoir bénéficier d’autant de trafic naturel que Spareroom et mettre à disposition des français plus de logements à des meilleurs tarifs?

Analyse de la demande existante en France et en Grande Bretagne

Quand on analyse la popularité des mots clés génériques en rapport à la colocation , on peut noter en premier la différence en volume totale : il existe beaucoup plus de requêtes génériques en GB vs France.

En Grande Bretagne on utilise beaucoup l’expression “room for rent”, alors qu’en France on préfère « colocation »

Les données France fournies par le Google Keyword planner (GKP) pour “colocation paris » ne semblent par correctes, dans Google Trends on voit bien que la requête contenant Paris est au-dessous de colocation, Google les considère comme similaire. Si on enlève « colocation paris », on obtient environ 30K de visites sur les mots clés génériques, soit beaucoup moins qu’en Grande Bretagne.

Mots clés UK – Google Trends
Most clés France – Google Trends

Les données Google Trends nous montrent que l’expression « flat share » est en régression en Grande Bretagne, alors que l’expressions « room for rent » est en croissance et le marché est globalement à la hausse.

En France, le marché global semble en régression, alors que tout le monde fait la promotion de la « sharing economy ». J’ai du mal à croire que le mot colocation soit en régression par rapport à 2004, alors que ce concept est plutôt récent. Google doit confondre avec la colocation de serveurs…. Même Google semble penser que le vocabulaire lié à la colocation n’est pas prioritaire ! A croire que les acteurs français ne dépensent pas beaucoup de budget sur la plateforme Google Ads…

Quoi qu’il en soit, je résume ci-dessous les raisons potentielles d’une différence de demande entre la France et la Grande Bretagne, grâce à la lecture de cet article dans La Tribune et grâce à celui-ci dans le Nouvel Obs:

Raison économique : les prix à Paris et dans les grandes villes françaises restent moins élevés qu’en Grande Bretagne. Londres représente un tiers de l’ensemble des colocations en Europe. A Berlin , même si la vie de bohème peut s’envisager en commun, dans les faits les loyers sont tellement bas que les colocations ne sont pas nécessaires.

Raison culturelle : les propriétaires britanniques ont bien compris que c’était dans leur intérêt de faire de la colocation : la somme des loyers d’un colocation dépasse les revenus d’une seule personne ou d’un couple. En France les propriétaires loueurs sont réticents à mettre leur bien en colocation. Peur du risque de dégradations par des étudiants ou jeunes travailleurs? Réticence des locataires à vivre en colocation ? En tous cas, le résultat est que de grands logements sont scindés en 2 ou 3 pour en faire des petits appartements plus accessibles pour les locataires. C’est pourquoi la surface louée ne cesse de diminuer à Paris.

Autres raisons : il faudrait faire une analyse plus poussée pour être sûr des causes du retard de la colocation en France : aide aux étudiants (bourse, APL) en France vs Grande Bretagne , nombres de résidence étudiants mises à disposition par habitant, nombre d’appartements vs maisons par ville, flux d’étudiants et de travailleurs temporaires.

La religion dominante est peut être aussi une raison, et il est peut être plus facile pour des anglicans de vivre en colocation que pour des catholiques?

Le cadre juridique va aussi avoir une influence sur le développement de la colocation. En France, il a fallu attendre la Loi Alur de 2014. Ce qui pourrait expliquer une partie du retard…

Sites performants en SEO sur ces mots clé

Sites britanniques présents sur les mots clés principaux

Les pure players britanniques qui arrivent en haut des résultats de Google sur les mots clés  » room for rent », « room for rent London », « house share  » et  » flat share » sont Spareroom, room buddies et spotahome. Ci-dessous leur traffic naturel ainsi que leurs mots clés (données SEMRush):

On peut voir la suprématie de Spareroom sur ses concurrents, que ce soit en trafic naturel (800K par mois) ou en nombre de mots clés (115K).

Acteurs de la colocation sur le marché français

Pour le marché français, les acteurs qui émergent sur les mots clés « colocation », « colocation paris », « chambre a louer » et « location de chambres » sont Cartedescolocs, Roomlala et Appartager. Appartager est la branche française de la société « easyRoommate » en Grande Bretagne rebaptisée maintenant « roomgo.net ». Par contre ces acteurs français sont bien loin des britanniques avec un maximum de 70K visites en trafic naturel pour carte des colocs.

La carte des colocs est le site qui reçoit le plus de visites selon SEMRush, mais c’est le site Roomlala qui obtient le plus de mots clés. Il faut dire que Roomlala est la nouvelle marque du site « chambrealouer » , lancé en 2009, qui bénéficie de toute la sémantique « chambre à louer », ainsi que « chambre chez l’habitant » et est aussi présent en province et à l’international.

Il existe de nombreux autre acteurs en France, comme le souligne cet article des échos, mais on ne le retrouve pas encore dans les résultats Google sur ces mots clés puissants. Avis aux acteurs français qui veulent durer : inspirez vous de la stratégie de Spareroom !

Stratégie Marketing et SEO de Spareroom

Spareroom, étant un acteur présent depuis 2004, bénéficie de plus de 14 ans d’ancienneté et de liens! 14 ans d’effort en SEO, en RP en en Branding . Ce qui lui permet d’obtenir des top positions sur les mots clés génériques puissants ( il existe plein de combination de « room » et « rent »…), et sur les mots clés génériques + villes :

  • 200 à 300k de traffic via les génériques + ville
  • 5 K pour la partie info aux propriétaires, locataires etc
  • Et il faut aussi compter sur la marque , qui représente entre 400 est 500K visites par mois

Activité Branding

SpareRoom est actif en publicité traditionnelle comme la presse ou l’affichage. Cette photo vient d’une campagne dans le métro londonien de janvier 2019 :

Spare room tube campaign january 2019

Activité RP

L’événement RP qui a boosté la notoriété de la marque, c’est l’organisation du premier speedflatmating (rencontre express de colocataires) à Clapham:

After a feature in a local paper, the Times picked the story up. By the time they ran the third event, they were joined by two TV channels, three radios stations and five newspapers. Things spiralled from there.

Activisme

Spareroom fait campagne pour augmenter le nombre de chambres en location et permettre ainsi aux propriétaire d’être mieux rémunérés et obtenir une augmentation des chambres mises sur le marché : la campagne « raisetheroof », qui a été couronnée de succès.

N’hésitez pas à me contacter pour que je vous aide à créer LA stratégie adaptée au marché français !

N’hésitez pas à participer au débat sur les raisons du manque de colocations en France en commentaires ci-dessous

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